articles d'humeur, d'actualité concernant le monde maritime vu sous un angle insolite ou parfois humoristique
Il y a un siècle coulait le grand Titanic à la suite d’une collision avec un glaçon de plusieurs centaines de tonnes.
Depuis cette catastrophe humaine, devenue avec la « célébration » du centième « anniversaire » un naufrage de finesse – dans une exposition on peut « ressentir l’ambiance sur le paquebot juste avant l’accident »-, une organisation nord-américaine, l'International Ice Patrol (IIP), a pris à bras le corps le problème et est entrée littéralement en guerre contre ces titans congelés. Autant dire que les petits soldats humains ont vite été obligés de hisser le drapeau blanc. En effet, le bombardement des icebergs avec des bombes de 400 kg a été un échec. Même le plastiquage par l’intérieur n’a pas permis d’obtenir des résultats tangibles car cela revenait à fragmenter les icebergs et finalement à multiplier les risques. Alors on les a peints en rouge pour les rendre plus visibles, mais la peinture ne tient pas plus longtemps sur un iceberg qu’un glaçon dans mon pastis.

Aujourd’hui on préfère suivre leur dérive de loin, par satellite, on établit des cartes, on veille, on perfectionne les radars, on les remorque aussi à travers l’Atlantique pour en exploiter l’eau douce jusqu’aux Canaries…
Bon, soyons clairs, il est peu probable de heurter gravement un iceberg aujourd’hui. Mais le risque existe toujours puisque on a recensé 57 collisions dans l'Hémisphère Nord entre 1980 et 2005 (soit 2,3 par an en moyenne) et comme le souligne un responsable de l’IPP, ce sera dangereux tant qu’il y aura à la fois des bateaux et des icebergs.
Il est pourtant simple de régler le problème. D’abord, on peut les incendier. Ensuite, on peut passer au-dessous, ou au-dessus, comme l’avait tenté le capitaine du Titanic, hélas cette fois-là sans succès. Sinon, pour éviter l’ultime choc, on peut encore torpiller les bateaux qui s’approchent trop.
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